mercredi 12 mai 2010

Mésadaptée sociale

La vie est faite de hauts et de bas. D'essais et d'erreurs. De chicanes et de réconciliations. Ces temps-ci, il y a une convergence de bas, d'erreurs et de chicanes. Je sais que je suis très exigeante envers moi-même, donc envers les autres... Que mon manque de confiance fait en sorte que je veuille tout diriger. Je sais que je suis soupe au lait et sensible avec une tendance paternelle à la dramatisation, au chialage et au bavassage. Je sais que j'ai de la difficulté à trouver les bons mots et que je mets souvent le pied dans la bouche. Je tente de m'améliorer toutefois l'apprentissage est long et pénible...

Mais je sais aussi que j'ai un grand cœur et que je veux bien faire, naïvement. Parfois, trop bien faire c'est mal faire. Je l'apprends à mes dépends. Et aujourd'hui, j'en paie le prix fort: la perte d'une amie d'enfance. Mon coeur est en mille miettes, mon âme aussi et mon cerveau implose de mille-et-une questions sans réponses. Si l'apprentissage est proportiel à la souffrance, alors je crois que ce soir je viens de passer ma maîtrise en mésadaptation sociale…

jeudi 18 février 2010

Je me souviens…

Il y a un an, jour pour jour, je revenais d'Afrique et j'avoue que je n'en reviens toujours pas et parfois je me demande si j'en suis totalement revenue...
Pendant un an, je n'ai vécu que pour me réaliser. Je n'ai pas fait ce projet de coopération pour faire de l'argent pour payer mon appartement et mon auto. Je l'ai fait pour moi, pour le plaisir de faire quelque chose pour l'humanité...

Tout à commencer il y a deux, presque jour pour jour. Le 23 février je m'apprêtais à vivre la journée qui allait changer ma vie. Je me préparais en cachette à partir pour Rivière-du-Loup pour une entrevue suite à ma demande d'admission au programme de coopérant volontaire. Ce jour là, j'ai senti que j'étais à ma place et que j'avais trouvé une famille et surtout que je faisais partie de quelque chose de beaucoup plus grand que moi.

Et un an plus tard, à la même date l'an dernier, je débarquais à Dorval, drapée dans ma saharienne, la tête grise, le soleil plein la peau et l'Afrique plein le coeur. Ou le coeur plein.

Premier constat: j'ai changé. En Afrique, il y a un proverbe qui dit les Blancs ont la montre mais ils n'ont pas le temps. Actuellement, je sens que je n'ai ni l'un ni l'autre! Et si une partie de moi est encore de type anxieux, de ce côté j'ai l'impression que j'ai mûri même que je me demande si je ne suis pas tombée dans l'autre extrême: le laxisme ;-) J'essaie de me laisser porter par la vie, de garder les yeux et mon coeur grand ouvert.

Je suis partie au Mali avec des questions. Et comme dans tout examen, je suis revenue avec quelques bonnes réponses, quelques mauvaises et… plusieurs blancs!!! J'ai réalisé que dès l'adolescence, j’ai balisé la route que je suis maintenant. De tous petits signes. Subtils. La Marche 2/3 en secondaire 2, mon implication avec la Croix-Rouge canadienne puis française au Cégep et mon prix pour un concours d’affiche d'Oxfam-Qc. Aujourd'hui, je sais que j'ai besoin de me sentir utile, de sentir que je peux faire une différence. Une autre des bonnes réponses que j'ai eu, c'est JE SUIS CAPABLE. Je peux être presque partout chez-moi(à condition d'avoir un frigo ;-). Je me fais mon petit nid. Doni, doni, kononi bE nyada.

Une des mauvaises réponses, c'est que je n'ai pas été celle que j'aurais voulu être là-bas. J'aurais voulu m'asseoir sur le goudron avec Baba et les autres et discuter de tout. J'aurais voulu me faire plus d'amis, être plus ouverte. Mais en même temps, j'ai été à Bamako comme je suis ici. Et là est toute la remise en question. Est-ce que je dois mettre tout en oeuvre pour changer celle que je suis et que je n'aime pas ou plutôt converger mes efforts vers l'acceptation? Bon, rien de dramatique, n'ayez crainte. Je voudrais simplement être plus énergique, moins léthargique, plus sociale et ouverte mais surtout plus engagée. Je voudrais être à nouveau fière de moi. Simplement.

Un des blancs à mon examen est mon désir de faire de la coopération et la place que je peux y occuper. Est-ce que le désir d'oeuvrer auprès des femmes dans des programmes visant leur autonomisation par l'artisanat n'est que fumisterie? Est-ce un rêve ou une utopie? Et si c'est un rêve, à quel point je désire le réaliser mais surtout, en ai-je la capacité?

Une chose est certaine: je n'ai aucun regret d'avoir vécu cette magnifique mais certes difficile année passée loin des miens. J'ai des souvenirs plein la tête et plein le coeur. Je suis très fière d'avoir persévéré et réalisé ce rêve (bon, ce n'est pas un vieux rêve comme certain mais quand même ;-) Et je recommencerais demain matin mais j'aborderais sûrement le tout autrement. Puisque depuis ces deux dernières années, j'ai changé : j'ai vieilli!!!

Le plus difficile après une telle expérience - et j'ai vécu la même chose au retour du Kili - c'est de trouver un sens à sa vie après. Après avoir consacré des années à la réalisation de son rêve. Il faut savoir tirer parti de cette expérience et continuer d'avancer. Jusqu'au prochain rêve... ou réalisation personnelle.

Moi, je cherche encore…

samedi 4 juillet 2009

Toute la pluie tombe -encore!- sur moi...

Plus ça change plus c'est pareil...
Me voilà confiné à ma voiture en attendant que l'averse passe.
Au moins, je capte le réseau sans fil de la bibliothèque de Bouctouche :-D
Comme qui dirait, j'ai plus d'un tour dans mon sac!
Moi qui rêvait de kayak, de plage et de dune,
je me retrouve le bec à l'eau.
Et ma tente, à force de subir les assauts répétés de la pluie
commence à faiblir et quelques infiltrations apparaissent :-(

Au moins le marché des fermiers de Bouctouche
est toujours aussi agréable.
Au milieu des pantoufles en phentex et
des drapeaux acadiens en perle de plastique
se trouve de petites merveilles... Poterie, savon, bijoux et... café!
Comme certains de mes amies disaient qu'en on était en Afrique
il y a sûrement une logique quelque part...
Mais où, je ne sais pas car point de fermiers au marché...
Je vais devoir me rabattre sur la Coop pour trouver des légumes.
Même si la Sagouine chantait: Ah oui on est en des légumes...
ici dans son patelin il n'y en n'a pas pantoute!